Troubles des apprentissages et ergothérapie

Comment les ergothérapeutes peuvent aider les enfants avec des troubles des apprentissages?

Dyslexie, dyspraxie, dysgraphie, TDAH…

Voici quelques programmes que les ergothérapeutes utilisent pour traiter les difficultés d’apprentissage :

Écriture, Attention et autorégulation, Collaboration axée sur l’enfant

Si votre enfant a reçu un diagnostic de trouble d’apprentissage ou qu’il éprouve des difficultés à faire ses travaux scolaires, il existe des traitements efficaces et éducatifs qui peuvent l’aider, comme l’ergothérapie.

Les ergothérapeutes utilisent les jeux comme supports de rééducation. Les ergothérapeutes sont en effet formés à l’analyse d’activité qui nous permet de choisir l’outil qui va être le plus approprié pour solliciter les fonctions déficientes et en tirer le meilleur parti dans la rééducation.

Avant tout début de suivi, un bilan sera nécessaire afin de définir les axes thérapeutiques et de corréler nos résultats avec ceux des différents partenaires (libéraux, équipes de référence, psychologues scolaires, etc) et permettre au médecin de poser un diagnostic .
– Retard du développement psychomoteur
– Difficultés en motricité fine et en coordination bi-manuelle.
– Dysgraphie (dysfonctionnement du graphisme non lié à un problème moteur).
– Une dyspraxie

2 axes thérapeutiques pourront alors être envisagés : La rééducation ou la réadaptation.

TDAH

Pourquoi l’ergothérapie avec un enfant ayant un TDAH?
 Selon différentes études*, jusqu’à 50% des enfants ayant un diagnostic de TDAH présentent des particularités sensorielles. Aussi, les troubles moteurs sont présents chez 47% et 58% des enfants identifiés TDAH (selon le type, avec ou sans impulsivité). L’importance de ces difficultés sensorielles et motrices varie d’un enfant à l’autre. De plus, on note chez ces enfants des difficultés au niveau de l’organisation, de la résolution de tâches complexes.

Dyspraxie de l’enfant et Ergothérapie

La dyspraxie est un trouble neuropsychologique peu connu, qui concernerait pourtant 3 % à 6 % des enfants.
C’est un ensemble d’anomalies touchant les fonctions de planification et d’automatisation des gestes volontaires, indépendamment d’un trouble moteur.

Le rôle de l’ergothérapeute :
Guider votre enfant vers l’autonomie, en vue d’une meilleure intégration dans son environnement familial, scolaire, de loisirs, social.

La démarche pour accéder à l’ergothérapie :
L’ergothérapeute intervient sur prescription médicale.
Votre enfant lui sera adressé par un médecin (généraliste, pédiatre, médecin de rééducation, médecin scolaire, neuro-pédiatre, pédopsychiatre…)
Avant toute prise en charge, l’ergothérapeute fera différents bilans et une observation de votre enfant. Ces bilans étalonnés porteront sur les aspects moteurs, sensoriels et cognitifs engagés dans toutes les activités de votre enfant
• Bilan de l’autonomie dans les actes de la vie quotidienne.
• Bilan moteur et fonctionnel : gestuel, habileté manuelle et préhensions, coordination bimanuelle..
• Bilan des fonctions cognitives : compréhension,
concentration, attention, mémoire, logique, orientation temporo-spatiale, gnosies, praxies..
• Bilan du graphisme
A l’issue du bilan, un compte-rendu est transmis au médecin et restitué à la famille.
Si le diagnostic de dyspraxie est posé, des séances de rééducation seront prescrites par le médecin.
En fonction des troubles constatés, l’ergothérapeute interviendra directement auprès de votre enfant en séances individuelles, dans son environnement scolaire et en collaboration avec la famille, les enseignants et les autres rééducateurs.

Dans quels buts ?
Pour la vie quotidienne de l’enfant :
Trouver des stratégies pour que les gestes de la vie quotidienne soient réalisables : enfiler un pull, faire ses lacets,
se servir à boire..
Proposer et développer des moyens de compensation pour minimiser les obstacles liés à l’environnement : étiquettes de repères, velcro, brosse à dents électrique, couverts adaptés,boîtes de rangement, horloge digitale..

Pour sa scolarité :
Accompagner l’apprentissage du graphisme et si besoin, y
suppléer : guide doigt, lettres magnétiques, ordinateur..
Améliorer la manipulation des outils scolaires : règle, ciseaux,compas..
Informer et conseiller les enseignants, leur proposer des adaptations de méthodes et de supports de travail.

Pour ses loisirs :
Préconiser certaines activités plus pertinentes que d’autres.
Proposer des adaptations matérielles pour permettre à l’enfant d’accéder à l’activité qu’il souhaite faire.

Pour son bien- être et son épanouissement :
Informer, conseiller et accompagner l’entourage.
Amener l’enfant à prendre conscience de ses difficultés, à les exprimer pour mieux les contourner.
Lui permettre d’accroître sa confiance en lui et son autonomie quotidienne.

Par définition, un trouble des apprentissages est persistant et durable…
Il atteint spécifiquement une fonction ou un appren tissage.
Si la problématique de l’enfant relève d’un retard ou d’une simple difficulté d’apprentissage, la situation évoluera, l’enfant progressera peut-être pas aussi rapidement que les autres enfants, pas nécessairement de la même manière, mais il fera dans la majorité des cas les acquisitions attendues avec seulement un décalage dans le temps.
Dans le cas d’un trouble d’apprentissage le niveau de réalisation de l’enfant atteindra un plafond, stagnera, et n’évoluera pas malgré les aides, les soutiens et les stimulations.
La différence entre retard, difficulté et trouble ne peut donc se faire que dans la durée (par exemple sur
six-huit mois) en accompagnant l’enfant de manière optimale et en recherchant la reprise des apprentissages empêchés.
Combien d’enfants présentent un trouble d’apprentissage ?
Parmi les 20% d’enfants présentant des difficultés scolaires, les études internationales situent autour de 6 % le nombre d’enfants atteints de troubles des apprentissages, soit, pour la France, environ 400 000 enfants d’âge scolaire. Il n’est pas rare de lire des données plus ou moins importantes: tout dépend des méthodes utilisées pour les décrire.
Plus les critères sont larges, plus le nombre d’enfants concernés augmente.
On considère qu’il y a de un à deux enfants concernés par classe.